Visites de la médina sud, palais Bahia et quartier du Mellah

Nous nous rencontrons aujourd’hui pour une journée de visite de la médina sud et du quartier du Mellah

Le rendez vous de départ est sur la place Jemma el Fnaa.

Cherchons le café de France qui se trouve quand nous sommes dos à la mosquée de la Koutoubia tout au fond de la place sur la droite et donnons nous y rendez vous

Au café de France nous prenons la rue qui descend entre celle-ci et le restaurant le Marrakchi

Nous descendons la rue et prenons à notre droite pour descendre la rue Riad Zitoun Jdid qui se traduit par rue des olives vieilles.

Une fois tourné à droite nous trouvons le cinéma éden

Le cinéma a été construit en 1926 et a malheureusement fermé ses portes en 2009

Il nous montre l’ambiance des cinémas d’autrefois, ainsi qu’une belle collection d’affiches anciennes

En ressortant du cinéma, nous continuons la rue sur la droite

Nous traversons une petite place et passons sous une arche toujours dans la même direction

Un peu plus loin sur notre droite nous pouvons observer le travail d’un artisan qui travaille le bois

Prenons le temps de regarder comment il se sert des ses pieds pour faire des piques à brochettes

On reprend la visite jusqu’à un parking. De la place il nous aura fallu cinq bonnes minutes pour y accéder

Nous voyons en arrivant un monument administratif, il s’agit de la préfecture de la médina

Prenons l’arche qui se trouve à droite de la préfecture et rentrons dans la rue

En avançant, nous trouvons le musée Tiskiwine qui est ouvert de 9h30 a 12h30 et de 15h a 18h tous les jours au tarif de 20 dirhams pour les adultes et 10 dirhams pour les enfants

Nous commençons la visite

Le musée a été crée par Bert flint, un hollandais tombé amoureux du Maroc

Il nous retrace au travers des pièces un voyage dans les différentes régions du Maroc en nous faisant même passer par Tombouctou

Commençons par l entrée qui nous présente différentes portes traditionnelles de maisons, il s agit du vestibule nommée Setwane.

Au premier étage dans la première salle :

Dans la première vitrine sur notre gauche, des récipients à khôl très différents selon la région d ou ils proviennent

Leur forme nous montre que leur utilisation n’est pas uniquement pour les soins corporels, mais qu’ils ont aussi une signification magico religieuse

Sont présentés ici aussi des Karaks (marteaux à sucre).

Les Karaks sont utilisés pendant la lecture du coran et ils constituent souvent un objet de prestige qui montre la richesse de leur propriétaire. Ils sont généralement sculptés par des bergers

Sur la droite de la salle, nous remarquons les accessoires décoratifs des hommes lors de la fantasia

Ce sont des courses traditionnelles qui ont lieu durant les fêtes nommés Moussems qui sont des rassemblements populaires d origines religieuses

Les hommes y chevauchent leur monture au galop et tirent au fusil tous ensembles pour obtenir une seule détonation

Nous pouvons aussi voir dans cette salle un recueil de louanges au prophète, écrit par un grand mystique de Marrakech, Sidi Ben Slimane, un des sept saints de la ville

Nous nous dirigeons maintenant vers la deuxième salle qui retrace l itinéraire de Marrakech à Taouat (oasis berbère) de la région de Tafilalet

Nous pouvons voir une tente de fête qui comprend plusieurs tapis à décors variés ainsi que des tentures et coussins tissés selon plusieurs techniques. Les familles qui pratiquent encore la transhumance, utilisent d’épais tapis matelas : le côté ras faisant fonction de tapis décoratif alors que les longues moquettes sont tournées vers le sol assurant l’isolation du froid et donnant le confort d un matelas

Dans la deuxième partie de la salle, nous pouvons aussi admirer les outils agricoles, et des objets de parures en bois que l on trouve dans la région de Tafilalet

Nous pouvons voir dans la vitrine de gauche des exemples de châles pour femmes dont le motif est distinctif pour les différentes tribus du moyen atlas

Ensuite quelques éléments de costumes en soies ou brodées de fil d argent évoquent les parures des juifs d’origine citadine qui faisaient partie d importantes communautés qui existaient dans le Tafilalet ainsi que dans les vallées du Dadès et du Draa jusqu’ aux années 1960 1970

Dans la vitrine à l’extrême droite quelques éléments de parures corporelles, provenant de la région de Taouat et du Gourouna ainsi que des récipients en bois, dont les formes et les décors montrent l influence subsaharienne

Dans la troisième salle on évoque les pays touaregs et les pistes du Hoggar

Dans la vitrine de gauche à droite, le grand sac de la jeune mariée du Hoggar pour y mettre ses cadeaux de mariage

Apres le mariage ces sacs sont accrochés comme décoration sous la tente touareg avec d autres objets touaregs en cuir également soigneusement décoré

Les bijoux touaregs sont soit en argent, soit en cuivres. Ils sont martelés et gravés à l’exception de ceux dits croix d’Agdez qui sont coulés

Nous remarquons dans cette salle les magnifiques bijoux pectoraux en argent et plus particulièrement ceux triangulaires à motifs géométriques, réservés aux hommes

Dans la salle quatre nous trouvons des objets faisant référence à la grenouille

Elle symbolise aux yeux des touaregs la terre fécondée par la pluie quand à son chant il célèbre les récoltes à venir et la renaissance de la terre

Cet objet est un porte bonheur et un signe de fertilité

Vous remarquez aussi une collection de cuillères qui est le seul ustensile à avoir été adopté par les touaregs

Au fond de la salle, les objets exposés évoquent les tribus non islamisées des pistes maliennes

Les vêtements exposés dans les dernières vitrines avaient pour fonction d’éloigner les mauvais esprits

Enfin, nous pouvons admirer une série de serrures qui proviennent du mali

Dans la vitrine au milieu de la pièce nous découvrons deux belles boucles de sangle sous ventrière de chameau, sur la droite des portes amulettes et en bas quelques objets de bois pyrogravés. Celui de forme ovale est destiné à contenir le verre de la lampe à pétrole. Le coffret contient les verres à thé et la théière

Nous remarquons aussi la magnifique selle de chameau qui se nomme amécherab et qui est réservée à la femme et aux enfants. Une fois renversée, la selle présente la particularité d un petit berceau que l on utilise comme porte bagage

Nous notons aussi les grandes nattes en cuir tressées sur la boite

Salle six

Ici on évoque les objets de la piste caravanière occidentale

On représente ici particulièrement la guédra, danse dans le nom évoque une jarre recouverte de peaux dont on se sert comme tambour. C’est une danse particulière de la région de Goulimine pratiquée par les femmes. La femme recouverte de voiles noirs commence par bouger les mains, puis les bras et le reste du corps sur un rythme lancinant en position semi allongée

On retrouvera aussi de nombreux objets représentant la fertilité, comme le bélier, la femme accroupie, la grenouille

Salle sept

Les objets présentés dans cette salle viennent de la région de Taroudant

Faites attention aux petits émaux cloisonnés qui sont magnifiques

Retrouvons nous après votre visite à la sortie

Une fois dehors dos au musée prenez à droite

Puis la première rue à gauche

Nous découvrons tout de suite sur notre gauche un four traditionnel de quartier

Il s’agit du four qui fabrique les macarons pour la médina

Entrons et observons le four à bois sur notre droite en contre bas

Les habitants du quartier viennent y apporter leur pain à cuire

Chaque pain arrive sur une planche en bois spécialement conçue pour cela ou dans un plat en rotin nommé tbeg le tout enveloppé dans un tissu

Les pains passent dans le four les uns à la suite des autres et les récipients sont entassés les uns sur les autres

Ce qui permet de savoir à quel récipient appartient le pain

En face de vous en sortant vous pouvez apprécier le travail de couture du cuir et un artisan qui façonne le cuivre

Avançons dans la ruelle toujours dans la même direction, sur la gauche pour arriver quelque mètres plus loin devant la porte de musée Dar si Saïd

Il est ouvert de 9 h à 16h30. Entrée 10 dirhams

Ce musée est entièrement consacré a l artisanat marocain au bois dans les arts décoratifs et religieux

Cette demeure a été construite pour servir d habitation a Si Saïd la fin du 19ème siècle qui était le frère de Ba Ahmed, sultan de Moulay Hassan premier et grand vizir de Moulay Abdelaziz

Elle a été aménagé en musée en 1932 par l administration des beaux arts

La collection présentée vient essentiellement de Marrakech et du sud du Maroc

On pourra y admirer en particulier une magnifique cuve en marbre blanc du début du 11ème siècle et qui se trouve au début de notre visite dans le corridor central

C’est la pièce la plus ancienne que l’on peut trouver à Marrakech. Elle vient d’une ancienne grande mosquée qui fut construite au centre de la ville et dont il ne reste aujourd’hui qu’une de ses annexes : la Qobba des almoravides.

Seule deux de ses quatre faces extérieures ont gardé leur décor sculpté

Nous voyons des motifs floraux sur la grande face, ainsi que des quadrupèdes ailés sur les petites

Tout de suite après cette cuve, nous pouvons voir un nimbar, qui est cet escalier en bois de cèdre

L’imam monte sur cette estrade lors de la prière du vendredi pour son prêche

Dans la vitrine de droite, nous avons des objets relatifs à la prière ainsi qu’un ancien contrat de mariage

En avançant nous pouvons voir le travail du cuir

Marrakech est une ville très connues pour ce travail très particulier qui est la préparation des peaux

Observons les tapisseries murales, les coussins et les poufs, les coussins de tentes

Le cuir ici est brodé. Le coût de ce travail est cher car il est très difficile à réaliser

Dans la salle des poteries, nous voyons surtout des poteries en provenance de Safi qui est une région du Maroc dont les poteries sont très cotées.

Nous arrivons maintenant aux tapis

Il faut entre 5 à 6 mois pour en réaliser un. C’est un travail fastidieux, autant pour les yeux que pour les doigts. Les tapis présentés ici proviennent principalement du haut atlas

Les tapis à prédominance de motifs géométrique sont des tapis de la campagne

Ceux de la ville, eux se reconnaissent avec leurs motifs floraux

Avançons pour trouver une magnifique porte situé dans un patio sur la gauche. Elle date du 16ème siècle et provient du Palais Badi qui ne se trouve pas loin.

Elle est en bois de cèdre qui est utilisé beaucoup dans la décoration au Maroc, car c’est un matériel noble, il est imputrescible, facile à travailler et aussi anti mite

Nous arrivons maintenant au deuxième patio qui est très reposant

Le vert y est présent au travers des plantes, du zellige et de la fontaine

Un joli petit kiosque orne la fontaine

Cette partie du musée était autrefois la partie des habitations

Autour de nous sept pièces

La première sur notre droite nous conduit aux poteries. Ce sont des poteries du 20ème siècle

La deuxième un peu plus loin au travail du cuivre et du maichor qui lui, est un mélange d’alliages

La troisième aux armes blanches de la fantasia dont nous avons déjà parlé dans le musée Tiskiwine

La quatrième aux bijoux

Les bijoux au Maroc sont des attributs ethniques et culturels

Ces accessoires sont indispensables dans les coutumes ainsi que dans l’histoire du pays

Ils trouvent leurs origines dans l’antiquité

Nous voyons ici une bijouterie rurale en provenance du sud du Maroc

Ils sont en argent et en matériaux nobles, agrémenté de motifs gravés ou ciselés, parfois niellés ou émaillés et enrichis de cabochons, mais aussi d’ambres, de coraux de coquillages, de clous de girofle ou de pièces de monnaie

Une composition de parure traditionnelle est la même pour chaque femme

Un bijou frontal, des boucles d’oreilles, plusieurs colliers, des pendants pour les tresses, une paire de fibules, des bracelets, des anneaux de chevilles et des bagues

Les autres salles ne sont pas accessibles

Montons maintenant au premier étage dans l’appartement privé de Si Saïd

Il se divise en deux pavillons

Nous notons la richesse du lieu avec son plafond ajouré en cèdre, les stucs colorés et encore la mosaïque

En face de nous dans la première pièce, nous avons sur notre droite un fauteuil de mariage en cèdre

Autrefois la cérémonie se déroulait sur sept jours

En face de ce siège, un porte cierge de rabat qui sert lors de la cérémonie de l’anniversaire du prophète

Ce porte cierge est alors promener dans la ville avec des cierges multicolores allumés

Sur la gauche nous pouvons observer les magnifiques costumes traditionnels

La grande pièce à notre droite est l’appartement de réception

Montons encore un étage et nous arrivons à la partie des instruments de musique

Notons la richesse et la diversité des matériaux utilisés, principalement des matières végétales, animales et végétales que la nature a fournies à l’homme

En redescendant l’escalier, nous voyons dans le couloir des sacs choukara et des portes feuille en cuivre brodé

En ressortant du musée, revenons sur nos pas, pour retourner vers le four du hammam. Juste avant d y arriver sur notre gauche nous voyons sept arches qui représentent les sept saints de Marrakech

Nous passons dessous et nous nous rendons dans la rue Derb el Arsa. Beaucoup de riads maison d’hôtes se trouvent ici, vous pouvez frapper à une des portes de Riad si vous le désirez pour en faire la visite. Les propriétaires sont en général très accueillants

Nous pouvons aussi nous arrêter au restaurant Gharnata qui en vaut la visite pour son architecture

C’est un ancien palais et le travail du stuc, du bois de cèdre et de la mosaïque y sont admirables

Une fois passé les arches tournons à gauche pour revenir à la rue principale de la Bahia ou se trouve le musée Tiskiwine puis on tourne à gauche

Puis continuons la rue tout droit jusqu’à sa fin

Une fois à la fin de la rue nous arrivons sur une route goudronnée

Prenons à gauche

12 mètres après sur la droite se trouve une jolie petite mosquée

Nous avançons dans la rue

70m plus loin nous trouvons une porte en fer gris nous y rentrons pour admirer le travail de la mosaïque

Les hommes en face de l entrée, casse au marteau les carreaux de zelliges pour obtenir la forme qu’ils veulent. Regardez la taille du marteau et admirez la finesse du travail obtenu. Sur la gauche de l atelier nous pouvons voir la création des pièces finies

Tous les petits morceaux taillés sont mis à l envers sur le sol tout en respectant le motif choisi

On y place une pièce de fer forgé pour sertir le tour et une fois fini, on coule par-dessus du ciment pour obtenir la pièce de faïence souhaitée (fontaine, plateau de table, ect…). Une fois séché, regardons le travail tout autour de nous et demandons nous le temps que cela a pu prendre pour les réaliser

En ressortant nous continuons la rue et 40 mètres plus loin sur la gauche nous rentrons dans les garages. C’est un des grands ateliers de souks. Nous pouvons y découvrir le travail artisanal de divers matériaux. A l entée sur votre droite, les vendeurs de matières premières

On prend la première rue sur notre droite dans le garage pour découvrir un premier atelier très intéressant ou l on travaille le bois (numéro 76 marqué au dessus de la porte)

A l’extérieur nous pouvons voir des branches de laurier qui servent à fabriquer les plafonds en Tataoui

Technique décorative de baguettes de lauriers, peintes, assemblées et posées sur les plafonds

En continuant la rue nous trouvons le travail de l’aluminium brossé au numéro 46

Au rez de chaussé, les meuleuses servant aux finitions des pièces. Montons à l’étage pour voir la fabrication. Attention à la tête le plafond est bas

Nous voyons des tas de terres servant à constituer les moules dans lesquels on met le gabarit pour ensuite couler le métal

La forge se trouve derrière nous au niveau de l escalier

En ressortant entrons en face au numéro 66 ou nous pouvons voir la fabrication des robinetteries en cuivre, avec des bains d acides, ses meuleuses et à l’étage toujours la forge et les moules en fabrication a coté

Sortons et rendez vous au bout de la rue ou vous pouvez voir la fabrication des robinetteries en cuivre, avec ses bains d’acides, ses meuleuses et à l’étage toujours la forge et les moules en fabrication à côté

Sortons et rendez vous au bout de la rue ou nous pouvons voir le travail du taddelak au numéro 61

Au rez de chaussé, les hommes sur notre droite mettent l’ornement en maichor sur les poteries qui seront ensuite lissées au taddelak sur notre gauche

Une fois séchée, les pièces sont montées à l’étage ou je vous invite à vous rendre pour voir les femmes mettre la touche finale en les cirant.

En ressortant je vous conseille de visiter les autres ateliers, prenez votre temps, vous pouvez voir travailler le cuivre, les fils de soies pour les djellabas au numéro 115, les chaises en résine au numéro 108, le conditionnement des olives au numéro 120 et pleins d’autres choses encore

Rentrons dans le magasin au numéro 113, c’est un magasin de lampes, traversons le pour nous retrouver dans la partie arrière des garages. Nous pouvons y voir de grandes balances et des hommes qui dépècent les vieilleries dont vous ne voulez plus ou qui ne fonctionnent plus

Elles seront revendues ici au kg et démontées pour être réutilisé dans les fonderies tout autour de nous

Finissez votre visite

Une fois dehors, revenons sur nos pas

Nous pouvons voir au fond de la rue une arche avec trois ouvertures au dessus.

Nous nous dirigeons vers celle-ci pour la dépasser, puis tournons à droite et à gauche en longeant la rue goudronnée

Au bout de la rue tournons à gauche puis première à droite

La deuxième porte sur notre gauche nous envoie dans le cimetière juif de Marrakech

Elle est reconnaissable car elle est entourée de marbre rosé avec des inscriptions en hébreux au dessus

Entrons en faire la visite

On en sera surpris par sa taille. Dès l’entrée promenons nous en profitant du calme paisible du lieu ou seul le chant des oiseaux se fait entendre. Remarquons les différents types de tombes. La partie au fond à gauche est la partie la plus récente du cimetière

Pour l’instant 1800 noms ont été recensés et il existe un site internet. Si vous êtes de religion juive, il vous permet de retrouver les tombes de vos ancêtres ayant vécu dans la ville rouge

Nous nous trouvons ici dans le quartier du Mellah

Le mellah signifie au Maroc le quartier ou habitaient les résident juifs de la ville

De hauts murs entourent ce quartier pour bien séparer les populations musulmanes et juives

L’origine du mot mellah vient d’une activité qui était réservées à certains juifs marocains, qui consistait à mettre les têtes coupées des voleurs et des ennemis du peuple dans le sel pour pouvoir les conserver le plus longtemps possible afin de les exposer au public

Donc mellah signifie en arabe lieu ou l’on conserve les produits dans du sel

En sortant du cimetière, nous allons traverser la route

Dos à la porte d’entrée du cimetière, nous rentrons de nouveau dans les ruelles pavées en face de nous

Nous continuons tout droit et comptons 5 ruelles sur la droite

Prenons la cinquième

Descendons les trois marches et nous trouvons une cour

Puis la rue se resserre

La première porte marron sur notre droite sans aucune inscription avec un encadrement en zellige marron lui aussi est l’entrée de la synagogue. Poussons la porte ou sonnons si celle-ci est fermée

Observons dans le corridor les mosaïques

Surtout les bleues foncées en losange. Elles représentent l’étoile de David

Au fond du corridor, en haut sur la droite, nous trouvons dans un tableau le plan du quartier juif et sur la gauche une plaque marqué 1492, c’est l’année de l’arrivé des juifs d’Espagne

A côté nous avons la même date mais dans le calendrier juif qui indique 5252

En entrant dans le patio on admirera la grande fontaine

Les coursives du haut tenaient lieu autrefois d’école

Aujourd’hui ce sont les pauvres n’ayant pas les moyens pour dormir qui y habitent

En contrepartie, si il y a moins de dix personnes lors des prières, ceux-ci sont priés d’y assister quelque soit leur religion

Sur le côté droit du patio, nous admirons la belle porte dorée

A sa droite des tableaux représentent les anciens élèves avant leur départ pour la France ou Israël en 1955 et sur les tableaux du bas des photos de Mohamed 5 avec les grands rabbins

Nous passons maintenant la porte d’entrée et nous arrivons dans la salle de prières

Sur notre droite en haut un balcon qui est la partie réservée aux femmes

Dessous nous avons un carré avec une balustrade qui se nomme la bina

C’est l’endroit ou se place le rabbin lors des prières

Au centre les chaises sont réservées aux hommes

Sur le mur du fond un rideau brodé cache une petite porte derrière laquelle se trouvent les thoras

Elles font 12 mètres de long et il y en à quatre

Une pour les juifs séfarade qui sont les juifs d’Espagne

Et trois pour les juifs ashkénazi qui sont les juifs de Pologne

De chaque côté du mur des bougeoirs. Ceux qui ont sept branches pour mettre les bougies sont ceux de la semaine. On en brule une chaque jour de la semaine

Ceux qui ont neuf branches servent pour les hommages aux défunts. On en allume aussi une chaque jour

A droite du mur du fond on verra aussi un petit plateau ou les femmes ayant des problèmes à trouver un mari, à enfanter ou des soucis de santé viennent bruler une bougie

Le rabbin dira une prière en leur honneur

N’oubliez pas de laisser une petite offrande à la sortie

La visite est gratuite, mais il est de bon ton de laisser quelque chose

En ressortant nous continuons la rue jusqu’à sa fin, nous prenons donc vers la droite en sortant

Nous arrivons sur une route goudronnée et nous tournons à gauche

En longeant cette rue, nous découvrons des magasins sur la gauche qui ont des grandes couvertures en soie et coton

Rentrons dans le premier et découvrons sur la droite un grand métier à tisser

En ressortant sur le mur en face de nous, nous voyons dessiner des rectangles avec des chiffres et des dessins

Ces sont des panneaux électoraux. Le dessin représente le symbole du parti politique

Nous continuons à longer le mur de droite jusqu’à sa fin ou nous trouvons un carrefour animé

La grande porte à droite est l’entrée du palais de la Bahia

Nous commençons la visite par une magnifique allée bordée d’oranger

Nous nous trouvons dans un palais de la période alaouite datant de la fin du 19ème siècle

Ce palais a été construit en plusieurs étapes et était un sujet de plaisanterie pour les marocains qui quand ils parlaient d’une chose qui n’avait pas de fin évoquait ce palais construit en plusieurs étapes

L’origine du palais date du grand vizir Ahmed ben Moussa qui la construit pour y loger ses quatre femmes et ses vingt quatre concubines

Nous constatons qu’il n’y a pas vraiment eu de plans de base pour la construction et cela s’en ressent dans le dédale de petits Riads. Ceci est du aux difficultés d’ordre financier rencontré par la famille ainsi qu’aux problèmes d’ordre politiques

Les terrains ont été acheté au fur et à mesure des constructions jusqu’à atteindre les 8 hectares qui le couvent actuellement. Une partie étant fermée pour travaux et l’autre étant à usage de la famille royale

Nous arrivons dans un premier petit riad sur lequel s’ouvrent des salles et des niches. C’était la partie ou Ba Ahmed recevait les gens du gouvernement. Dans la grande salle du conseil au plafond peint et ajouré nous admirons le travail. D ailleurs tous les plafonds de ce palais sont un régal pour les yeux. C’est aussi dans cette partie que le général Lyautey aménagea ses bureaux

Nous passons ce petit riad et nous nous retrouvons dans un autre avec une cour entièrement pavée de marbre et de zellige. C était la partie des appartements de Ba Ahmed et au temps de Lyautey, les chambres des officiers

La prochaine cour est la cour d honneur, sa dimension est de 30 x 50 mètre.

La cour est entouré d une galerie de colonnes en bois. Nous admirons l harmonie qui s en dégage entre les colonnes, les toits de tuiles verte et la vasque centrale

Au plus fort du soleil la cour est difficilement supportable du fait de la réverbération

Nous retrouvons aussi sous la galerie la salle du conseil qui est la plus belle du palais. Elle mesure 20 m sur 8 mètres et son plafond est une pure merveille

On y découvre tout de l art hispano mauresque

L écriture est utilisé ici de manière spéciale. Nous remarquons les jeux faits au travers de l écriture islamiste pour que celle-ci devienne décoration et ornement. Essayez de lire, vous n’y arriverez pas car ce n’est pas le but premier. Les incrustations sont un apport de l art hispano mauresque dans la tradition marocaine et permettent de mettre en valeur les bandeaux décoratifs en relief afin d accrocher le regard

Dirigeons nous tranquillement vers la sortie et prenons à notre droite en sortant pour retourner en direction de la place

La route est en ligne droite sauf au niveau du cinéma éden ou vous tournerez à gauche

Nous arrivons sur la place ou nous allons nous séparer

J’espère que la visite vous aura plu

Nous vous proposons d’autres circuits si vous le désirez

Celui de la place Jemma el Fnaa, celui de la médina nord et des souks et un autre de la médina sud avec les tombeaux Saadiens et le palais Badi. Bonne fin de journée à vous



Visites de la place Jemma el Fnaa et de ses environs


Bonjour et bienvenu à notre visite commentée de la ville de MARRAKECH

Nous nous rencontrons aujourd’hui sur la place Jema el Fnaa pour une journée de visite de celle-ci et de ses environs

Nous pouvons même finir la ballade si vous le voulez par le jardin de Majorelle

Alors un peu d’histoire pour débuter cette visite

Jemma el Fnaa vient de l’arabe qui se traduit littéralement en français par assemblée des trépassés

Elle attire chaque année plus d’un million de touristes qui viennent pour assister aux spectacles animés des charmeurs de serpents, des dresseurs de singes, des conteurs, des musiciens et autres artistes populaires.

C’est aussi le carrefour entre la médina et la nouvelle ville

Elle est la fierté des MARRAKCHIS. On dit que c’est un endroit touristique, mais c’est aussi un endroit ou les marocains aiment à se retrouver

L a place est inscrite au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité au niveau de l’UNESCO

Elle se distingue par ses orateurs qui racontent des histoires ou vantent les mérites de produits magiques

Le soir une partie de la place se transforme en restaurant géant et chacun y va de son baratin pour vous aguicher vers son stand

Venez faire une ballade vers 17 heures et vous pourrez admirer le spectacle de l’installation de tous ces restaurants ambulants

Venez y aussi le matin tôt quand elle est vide, cela vous donnera une autre idée de ce à quoi elle peut ressembler

Laissez vous guider par la place au milieu de tout ce brouhaha, la place se vit avec la vue, l’ouïe et l’odorat

Observons maintenant plus attentivement la place

Sur notre droite quand nous sommes dos à la mosquée de la Koutoubia

En avançant nous voyons dans l’allée principale qui y mène, les calèches qui attendent les touristes, les unes à la suite des autres


Puis en continuant nous arrivons au centre ou la plus grande animation règne. On nomme Jema el Fnaa la place folle.

Avançons sur celle-ci

Nous pouvons voir les conteurs qui rassemblent autour d’eux de nombreuses personnes qui viennent écouter ces fidèles dépositaires des traditions orales de la place

Les musiciens gnawas qui rythment l’animation générale au son de leur guembri, sorte de luth-tambour, des crotales métalliques également appelés qraqech, et des tambours ou tbel (aussi nommés ganga) que l'on frappe à l'aide de deux baguettes. Quelques fois un touriste se mêle à la danse. Allez-y si cela vous amuse

Les charmeurs de serpents et les dresseurs de singes qui multiplient les démonstrations pour attirer les touristes et se faire payer pour la photo

Les échoppes de fruits secs sont au fond à gauche le long du marché aux plantes. Ils sont alignés les uns à la suite des autres par règlementation

De l’autre côté de la place, les marchands de jus d’orange. Faites les presser devant vous

Le jeu de la pêche à la ligne. Laissez vous tenter à 5 dhs la partie vous ne perdrez pas grand chose. Il est difficile d’attraper la bouteille de jus de fruits mais quand on voit avec quelle facilité eux y arrivent on est un peu désabusé. Personnellement j’ai eu beau essayer je n’y suis jamais arrivé

Les femmes qui vous proposent des tatouages au henné. Généralement ces femmes sont voilées et viennent du quartier du mellah. Ne donnez pas votre main avant d’avoir négocié à l’avance le tarif et choisi votre modèle. N’oubliez pas non plus qu’il faut attendre deux à trois heures avant que celui ci ne sèche si vous ne voulez pas abimer vos vêtements avec le contact du tatouage, car c’est indélébile.

L’incontournable que vous avez vu sur toutes les photos représentant l’animation de la place, le fameux arracheur de dents. Il n’est la aujourd’hui que pour le folklore, mais on pense à notre dernier rendez vous chez le dentiste et on apprécie d’autant plus les progrès de la technologie.

Les combats de boxe, les acrobates et autres animations vous permettent aussi de passer un agréable moment.

Au moment du coucher du soleil, le meilleur endroit que nous pouvons vous conseiller est le café de France avec ses terrasses en escalier qui offre une vue dégagée sur le soleil couchant et sur l’animation de la place

Mais revenons à notre ballade d’aujourd’hui

Nous sommes devant le café de l’Argana. Prenons la rue qui se trouve à son angle à gauche et nous arrivons sur une place plus petite.

Depuis que nous y sommes comptons trois lampadaires sur la gauche et nous trouvons une grande porte en bois

Nous y entrons pour découvrir un ancien caravansérail ou encore appelé Foundouk au Maroc

Le foundouk était un lieu d’échanges .Les voyageurs pouvaient y passer la nuit et entreposer leurs produits et éventuellement vendre leurs productions. Les animaux étaient parqués en bas et les pièces autour étaient réservées à la vente

Les chambres se trouvaient à l’étage

Le soir la grande porte empêchait les voleurs de pénétrer à l’intérieur

Aujourd’hui ces foundouks n’ont plus de raisons d’être et celui-ci a été transformé en marché d’épices et de fruits secs et pour certains autres, en divers ateliers d’artisans. Vous pouvez en voir beaucoup lors de notre visite de la médina nord

Retournons au café l’Argana

En arrivant sur la place, prenons à droite et rendons nous derrière les magasins de plantes.

Le plus à droite une rue nous mène vers des magasins ou nous pouvons voir des espèces de grands tagines recouverts de tissus richement décorés et dont le nom arabe est h’dia qui veut dire l’offrande, ainsi que des petits paniers en tulles.

Pour les mariages, les cadeaux offerts par l’époux à sa femme sont envoyés sur ces présentoirs et les petits sachets de tulles sont remplis de dragées et de fruits secs qui sont offerts aux invités.

L’offrande est une coutume qui existe dans toutes les classes sociales marocaine. Les cadeaux offerts en cette occasion à la mariée par son époux sont fonction de la situation sociale et varient selon les régions. Mais généralement les présents sont hautement symboliques, tel que le sucre, symbole de vie heureuse, le lait, symbole de la clarté et de la pureté, les dates, le henné et les bougies. Outre ces symboles, le mari offre aussi une nouvelle garde robe à sa femme

Revenons devant l’Argana

A son angle à droite quand on lui fait face, un sas d’entré des souks. Nous avançons dans celui-ci vers le fond à droite. Nous prenons l’escalier qui nous mène au premier étage.

Nous voilà dans le souk de l’argent.

Passez-y un moment et descendons de nouveau sur la grande place

Prenons à gauche en sortant du sas et longeons le mur dans le sens opposé de l’Argana

A l’angle, continuons à longer celui-ci

Nous laissons la première rue sur notre gauche.

Puis prenons la rue à l’angle gauche du restaurant les Terrasses de l’Alhambra quand nous lui faisons face

Trois directions s’offrent à nous après

La plus à gauche, nous trouvons le travail de la vannerie

Revenons sur nos pas et prenons la rue du milieu à côté du magasin de menthe fraiche et de verveine

Nous voici devant de jolis étals de bocaux d’olives et autres légumes. Un vrai régal pour les yeux

Maintenant prenons la dernière rue le plus à droite

Devant nous de petits restaurants spécialisés pour le méchoui et des jarres recouvertes d’un papier aluminium

Pour ce qui est du méchoui, la préparation en est particulière. Elle se fait dans une cheminée conique faite de pierre et de boue séchée. Un trou est pratiqué en bas pour allumer un feu jusqu'à obtenir une belle braise. L’agneau y est cuit à l’étouffé

La Tanjia est le plat typique de Marrakech. On peut la trouver au bœuf, au mouton, au poulet, aux légumes ou même au poisson. L’intérieur de la poterie a été garnie selon la recette traditionnelle avec du citron confits et diverses épices et ensuite envoyé à cuire dans le four du hammam durant six heures. La tanjia a cuit sur les braises tranquillement. Nous trouvons aussi ici d’autres plats très typiques comme les têtes et les pieds de moutons

Ces derniers sont envoyés au four du hammam pour enlever les poils avec la chaleur du bois, ensuite nettoyé et cuit

Retournons maintenant sur la place principale

Et nous rendons devant la Mosquée de la Koutoubia

Elle se nomme aussi mosquée des libraires, du fait qu’elle se trouvait dans le souk des marchands de manuscrits. Sa longueur est de 90 mètres sur 60 et elle est formée de 16 nefs

A l’intérieur un magnifique minbar, qui est cette sorte d’escalier ou l’imam prêche la prière du vendredi. Il est mobile et composé de différentes essences de bois. La construction de celui-ci aurait pris sept ans. Vous pouvez en voir un exemple dans le musée Dar SI Saïd.

Les travaux ont commencé sous la dynastie des almoravides en 1120, mais furent revus sous l’émir Almohade Abu Yousef AL Mansur en 1162

La construction du minaret est elle plus tardive, il a été achevé en 1196. Il mesure 69 mètres de haut et est de section carrée, selon la tradition de l’occident musulman, et avec la pointe de la flèche 77 mètres. Il est construit de grès schisteux originaire des carrières du Guéliz

On notera qu’il est plus décoré que le reste de la construction et surtout l’important travail d’arcs entrelacés

Il est surmonté de quatre boules de cuivre doré dont trois qui symbolisent les trois mosquées de l’islam : Kaaba (qui se trouve à la Mecque), de Médine et d’AL Qods. La plus grosse mesure 6 mètres de diamètre et elles sont le symbolise de la sphère céleste.

Quand à la dernière la plus petite elle serait en or et aurait été offerte pour une courtisane qui aurait fait fondre ses propres bijoux.

Comme toutes les constructions almohades, l’architecture en est assez austère et reflète un certain ascétisme.

Elle s’organise selon un plan arabe hypostyle aussi dit plan en T, c'est-à-dire une construction basée sur de nombreuses colonnes soutenant un plafond qui servait de cultes au dieu.

Regardons le bas de ce minaret

On voit une première partie en forme de pilier assez massif

Il est formé de motifs entourant des ouvertures qui permettent de faire pénétrer la lumière, mai s aussi d’alléger la façade

Au dessus des piliers, des petites arches formées en arc de cercle qui permettent d’attirer le regard vers le haut et donc vers les merlons

Les merlons sont ces motifs qui évoquent de petits escaliers qui donnent une impression de fortification et qui symbolisent la course ascendante et descendante du soleil.

Ils délimitent ici la plate forme sur laquelle s’appuie le lanternon qui mesure 16 mètres de haut

Sa plate forme est entourée d’un chemin de ronde protégé par une balustrade dentelée de merlons

Regardons maintenant cette sorte de potence

Un drapeau y est mis encore de nos jours le vendredi pour faire savoir aux musulmans que c’est le jour de la grande prière

Dos à la mosquée et face à la place, prenons à gauche jusqu’à l’entrée d’un grand jardin

Nous laissons deux routes sur la gauche et le jardin se trouve juste après sur la gauche le long du boulevard Mohamed 5 que nous longeons

Il s’agit du cyber parc qui a été aménagé par la fondation Mohamed 6 pour la protection de l’environnement. A l’intérieur, ils y ont intégré un espace équipé de matériel informatique pour une connexion à internet

Le parc nommé aussi Arsat Moulay Abdeslam date de 1700 et sa superficie avoisine les 8 hectares

450 arbres, 200 palmiers, 500 arbustes, 680 orangers décorent ce havre de verdure au cœur de la ville et y apporte une bouffée d’oxygène et de repos

Traversons maintenant la route et entrons dans l’ensemble artisanal

Ici se trouve mélanger tout le savoir faire des artisans de ce magnifique pays et au milieu très rafraichissant, un petit patio ombragé ou l’on peut se désaltérer

L’entrée est dans la plus pure tradition marocaine avec ses souks et sa fontaine en face mais qui malheureusement ne fonctionne pas

On trouve des magasins de meubles, de babouches, de tapis, de lampes, de tableaux.

Des boutiques avec un relieur, un artiste animalier, un maroquinier, un lanternier, un babouchier, un bijoutier, un souffletier, un menuisier, un graveur, un peintre sur bois, un ciseleur, un passementier, un tourneur sur bois, un ciseleur, un passementier, un tourneur sur bois, un tisserand, un céramiste, un feutrier, un fabricant d’instruments de musique, un magasin d’argan,

On trouve ici aussi des coopératives d’artisans

Elles se composent d’une soixantaine et plus d’adhérents. Les bénéfices de la coopérative sont partagés à la fin de l’année, suite à l’assemblée générale.

Certaines sont des coopératives de femmes et d’autres d’hommes. On trouve aussi des apprentis qui se forment. Notamment quand on prend sur la droite par rapport à l’entrée dans le magasin de tapis. Dans ce magasin la plupart des adhérents sont des personnes âgées

En ressortant de l’ensemble artisanal, nous revenons jusqu’à la Koutoubia, puis nous passons sous le petit portique qui se trouve à son extrémité et traversons la route au niveau de la deuxième rue à gauche, rue Tétouan.

Avançons un peu dans la rue et sur notre gauche, nous trouvons une grande herboristerie

Une fois passé la porte, devant nous de nombreuses vitrines remplies de petits flacons d’huile essentielle

Des ardoises nous informent sur les bienfaits de tous ces produits à base de plantes

Au fond, un coin salon, un vieil homme y est souvent assis.

Fin connaisseur de la médecine par les plantes, il conseille les gens venus souvent de très loin pour le consulter

Une fois sorti, revenons sur la rue ou se trouve la Koutoubia et continuons la

A son angle, nous tournons à droite et en ligne droite, nous arrivons aux remparts de la médina

Juste avant l’enceinte sur notre gauche se trouve le plus grand palace d’Afrique, la Mamounia connu de par le monde

Sa clientèle en est très célèbre comme Winston Churchill, Franklin Roosevelt, Charles Aznavour, Bill Gates, pour ne citer que quelques uns car la liste est très longue.

Si vous désirez y entrer, tenue correcte exigée

Ce palais offre 136 chambres et 3 riads. Il s’étend sur 8 hectares et a été revisité par le décorateur Jacques Garcia dans un style arabo andalou. Les travaux ont duré 3 ans durant lesquels il est resté fermé. Une partie de l’ancien mobilier a été vendu aux enchères et les acquéreurs sont venus du monde entier pour assister à la vente ou pouvoir repartir avec un souvenir de cet endroit mythique

Revenons maintenant sur la place Jemma EL Fnaa ou nous allons nous quitter

Si vous désirez continuer la visite, nous vous conseillons de vous rendre au jardin de Jacques Majorelle racheté plus tard par Yves Saint Laurent et Pierre Berger. Prenez un taxi ou une calèche.

Nous nous quittons donc après cette magnifique promenade autour de la place et des souks

On espère que la journée vous a plu

Nous proposons d’autres itinéraires : la médina nord avec la médersa Ben Youssef, les tanneurs, le musée de Marrakech, la Qobba et une partie des souks

La médina sud avec le mellah, les artisans et le palais Bahia

La médina sud avec kasbah, le palais Badi et les tombeaux Saadiens



Visites de la médina sud et de kasbah


Bonjour et bienvenu a notre visite commentée de la ville de Marrakech

Nous nous rencontrons aujourd’hui pour une journée de visite de la médina sud et du quartier de kasbah

Le rendez vous de départ est sur la place Jemma el Fnaa.

Cherchons le café de France qui se trouve quand nous sommes dos à la mosquée de la Koutoubia tout au fond de la place sur la droite et donnons nous y rendez vous

Au café de France nous prenons la rue qui descend entre celle-ci et le restaurant le Marrakchi

Nous descendons la rue et prenons à notre droite pour descendre la rue Riad Zitoun Jdid qui se traduit par rue des olives vieilles.

Une fois tourné à droite nous trouvons le cinéma éden

Le cinéma a été construit en 1926 et malheureusement fermé ses portes en 2009

Il nous montre l’ambiance des cinémas d’autrefois, ainsi qu’une belle collection d’affiches anciennes

En ressortant du cinéma, nous continuons la rue sur la droite

Nous traversons une petite place et passons sous une arche toujours dans la même direction

Un peu plus loin sur notre droite nous pouvons observer le travail d’un artisan qui travaille le bois

Prenons le temps de regarder comment il se sert des ses pieds pour faire des piques à brochettes

On reprend la visite jusqu’à un parking. De la place il nous aura fallu cinq bonnes minutes pour y accéder

Nous voyons en arrivant un monument administratif, il s’agit de la préfecture de la médina

Continuons encore la rue tout droit pour arriver à l’angle de la rue ou se trouve la porte du palais Bahia et tournons à droite

Juste avant d’arriver au virage en face de nous s’ouvre une rue couverte

Nous y entrons pour admirer tous les vendeurs de tissus du mellah

Nous avançons et prenons la rue à gauche au fond et la deuxième à droite

Les odeurs vous ensorcellent avec ce magnifique mélange d’épices

Après avoir tourné 20 mètres plus loin nous trouvons sur la gauche, une grande porte. C’est l’entrée de la criée aux épices

Elle a lieu tous les matins sauf le vendredi de 8 heures à 11 heures

En ressortant nous revenons sur nos pas et nous observons de plus près ces magasins d’épices

Surtout les anciens

Levez la tête au plafond de ces boutiques pour y voir des animaux séchés et diverses plantes

Ceux-ci servent à la préparation de diverses potions en fonction du mal dont vous souffrez, pour conjurer les mauvais esprits ou encore pour jeter un sort.

Nous revenons à l’entrée de la rue couverte

Sur la gauche en hauteur nous voyons écrit sur la porte l’enseigne ; la grande bijouterie

Nous entrons pour y admirer le travail de l’or

Remarquons les magnifiques ceintures qui servent de parures pour les djellabas lors des grandes occasions comme les mariages

En ressortant nous tournons à droite pour longer le jardin

Nous traversons la rue en nous dirigeant vers les palmiers de la place des ferblantiers

Comme son nom l’indique, on trouve tout autour de la place des ateliers ou l’on travaille le fer blanc

Cette place est très animée malgré sa taille et on peut y entendre le bruit des marteaux à longueur de journée

Regardons vers le fond de la place en haut des remparts, nous découvrons de magnifiques nids de cigognes

Nous nous dirigeons dans cette direction, prenons le petit passage dans la porte et tournons à droite pour accéder au fond de la rue au palais Badi qui est ouvert tous les jours de 9 h a 16h30 et durant le ramadan de 9 h a 15 heures

Palais Badi

Nous allons maintenant entrer dans ce palais dont nous ne verrons malheureusement aujourd’hui plus que les ruines

Il a été commandé par le sultan Saadien Ahmed Al Mansur Dhabi pour célébrer la victoire de la bataille des trois rois contre le Portugal en 1578

La construction de ce palais dura 25 ans et on utilisa pour le construire les plus beaux matériaux que l’on fit venir de chine et d’inde ainsi que du Maroc bien évidement

Le palais se composait de 360 pièces dont nous ne voyons plus qu’une immense esplanade qui sert actuellement pour des spectacles sons et lumières ou des concerts

Voir un spectacle dans ce lieu est enchanteur car en fond de scène vous pouvez regarder les cigognes vivant sur le haut des remparts, mais aussi admirer la beauté de la projection de la lumière sur le mur de nuit.

Le Palais El Badi était destiné aux fêtes et aux audiences solennelles pendant lesquelles le souverain pouvait faire étalage de son faste autant devant l’élite du royaume que devant les ambassades étrangères.

Aujourd’hui nous ne voyons plus que quelques fragments de colonnes, de stuc et de carreaux de faïence.

Le Palais fut détruit au XVIIème siècle sur ordre du sultan Alaouite Moulay Ismaïl. Commencée vers 1696, la démolition dura une dizaine d’années. Une grande partie de ses matériaux auraient été acheminés vers Meknès pour être réemployée dans la construction de la ville royale de Moulay Ismaïl

En sortant du palais Badi, nous prenons la première rue sur la gauche, et longeons les revendeurs de verre.

Arrivé au bout de la rue, tournons sur notre gauche et continuons la rue pour arriver à une boutique ou au dehors nous voyons des paniers avec des boutons de roses de toutes les couleurs

A cet endroit cela fait l’effet d’un petit carrefour.

Continuons toujours tout droit, nous passons devant un bâtiment administratif nommé radeema qui est l’office de l’eau et l’électricité.

Avançons encore durant deux bonnes minutes dans la même direction et nous trouvons un grand bâtiment avec des gardes postés devant dans des guérites : nous voici devant la maison royale

Les photos ne sont pas appréciées à cet endroit. Si vous voyez des drapeaux autour de vous, cela nous indiquera que le roi est présent dans le palais.

Avançons le long des guérites sur la gauche et au niveau des remparts nous avons deux grandes portes magnifiquement travaillées

La première nous conduit en dehors des remparts et la deuxième nous ramène dans les rues pavées

Observons celle qui nous ramène dans la médina.

C’est la porte Bab Agnaou qui date du 13ème siècle

Nous pouvons la traduire par porte du bélier

Cette porte est constituée de quatre arcs en plein cintre, c'est-à-dire en forme de demi cercle parfait emboités les uns dans les autres

Cette technique permet d’alléger la structure

Autour des quatre arcs, observons l’écriture coufique, qui forme une frise tout autour. C’est un verset du coran qui y est écrit

La particularité de cette écriture vient du fait qu’elle est très géométrique et se prête facilement à la décoration architecturale.

Passons maintenant cette porte et entrons dans le quartier nommé kasbah

En face de nous, nous pouvons y voir la grande mosquée de Kasbah qui date du 12ème siècle, sous la civilisation almohade et qui a servit de modèles à bien des constructions dans le futur.

C’est le souverain Jakoub el Mansour qui fit édifier la mosquée

Nous ne pouvons malheureusement pas visiter si nous ne sommes pas de religion musulmane, sur décision du maréchal Lyautey durant le protectorat

Sa longueur est de 80 mètres et sa rigueur est seulement agrémentée de merlons qui symbolisent la course ascendante et descendante du soleil, ainsi que de créneaux qui eux nous font penser à une enceinte fortifiée

Observons aussi son minaret qui est orné de faïence turquoise sur laquelle s’appuie un ensemble d’entrelacs.

Sur la droite de cette mosquée, nous trouvons la porte d’entrée des tombeaux Saadiens.

Les tombeaux Saadiens sont ouverts de 9 heure à 16 h 45 tous les jours et durant le ramadan jusqu’à 15 heure

Ces tombeaux ont été découverts en 1917, puis restauré par le service des beaux arts.

Quasi unique trésor de la dynastie saadienne qui connu son apogée entre 1524 et 1659, ces tombeaux ont été préservé de la volonté du sultan Moulay Ismail au début du 18ème siècle qui ordonna la destruction de toutes traces de cette dynastie. Il n’osa cependant pas s’attaquer à des sépultures mais ordonna qu’on les mure

Nous sommes maintenant dans le jardin dos à l’entrée et devant nous, nous pouvons voir les deux tombeaux

Nous commençons par le mausolée le plus prestigieux avec sa salle de douze colonnes, qui se situe à notre gauche. Cette salle abrite la tombe du sultan Saadiens Ahmed El Mansour ainsi que les corps d’une soixantaine d’autres Saadiens, descendant et successeurs de la famille.

De l’extérieur, celui-ci donne une impression d’austérité avec peu d’ornements

Passons maintenant la tête à l’intérieur pour découvrir ici la somptuosité du lieu et sa magnificence

Cette salle se nomme salle du mi rabe du fait de cette niche qui symbolise la qibla, c'est-à-dire la direction de la prière

Observons les tombes.

Les sépultures y sont en marbre de Carrare d'Italie

Dans la culture musulmane, les corps sont placés directement dans la terre horizontalement, et observons qu’ils sont orientés dans la direction du mi rabe

Les corps sont couchés sur le côté droit, regard vers la Mecque. Dans la culture musulmane, il est dit que l’on couche le corps sur ce côté ci car les bonnes actions s’y sont accumulées durant la vie du défunt

Regardons l’arche qui entoure la niche et qui est fréquemment utilisé dans l’art islamique.

Le berceau de cette technique architecturale a trouvé sa source dans les églises espagnole durant la conquête du pays

Observons aussi le travail du cèdre et du stuc

Levons la tête pour regarder le lanternon qui éclaire la salle et les longues inscriptions tout autour

Cette inscription relate un verset du coran qui promet le paradis aux croyants, c’est le verset de la victoire

Nous pouvons aussi regarder de plus près les portes de la salle et ses motifs géométriques qui reprennent à l’infini le thème de l’étoile, ainsi que la balustrade qui entoure la grande tombe sur la droite

Le travail y est tout en finesse

Nous nous retrouvons dans le jardin pour nous diriger vers le second mausolée, plus petit que le précédent

Celui-ci a été construit par Ahmed le victorieux pour abriter la tombe de sa mère Lalla Besahouda

Cette salle est de même décor que la précédente, mais dispose de deux galeries en retour

Dans ce tombeau, regardons un dessin en particulier.

Le thème de l’étoile y est récurant

Les architectes étaient ici influencés par les mathématiques et l’astronomie

La géométrie était devenue leur principale préoccupation dans la composition des fresques et des décorations

Nous nous retrouvons dehors

Nous revenons sur nos pas, vers la radeema, puis au petit magasin ou nous avons vu les petits paniers de roses de toutes les couleurs en extérieur, puis encore dans la même direction

Nous laissons la première rue sur notre droite

Un peu plus loin sur la gauche entre les différents magasins, une grande porte en bois ouverte

On y entre : c’est le marché couvert

Nous sommes dans la partie des animaux qui n’est pas forcément très agréable pour tout le monde. Nous découvrons les poulets, les poissons, les lapins….

Dans la deuxième partie du marché, plus agréable elle, nous pouvons voir sur notre droite tout de suite en rentrant des hommes qui font les feuilles de pastillas. Admirons leur dextérité à étaler la patte avec leurs mains, à les retourner. Ces feuilles sont cuites à la vapeur d’eau

Nous pouvons aussi observer les étals de fruits, de légumes, de bocaux d’olives et autres condiments, les bouchers, les fleuristes…..

En sortant du marché couvert traversons en face vers la société générale

Dos à la société générale prenons à notre gauche et tournons à gauche à la fin du pâté de maison

Nous nous trouvons dans la rue Riad Zitoun Kdim qui signifie rue des olives vieilles

Descendons-la, elle nous conduira à la place Jema el Fnaa.

Sur le chemin au départ de la rue, nous pouvons voir des magasins ou l’on travaille la matière des pneus pour en faire des paniers ou tout autre ustensile

Plus loin dans la rue nous pouvons voir aussi sur la gauche deux portes en arc de cercle l’une à côté de l’autre avec de la faïence autour, c’est le hammam traditionnel

La porte de gauche est réservée aux femmes et la porte de droite aux hommes

Dans ces hammams de quartier, qui sont chauffés avec des chaudières au bois, les habitants y viennent régulièrement et le vendredi, jour de la grande prière, il y a foule.

Chacun y vient avec son seau, son gant, son savon noir et ses serviettes

C’est aussi un lieu de rencontre ou l’on aime rester discuter et se retrouver. Généralement les marocains y vont une fois par semaine.

Deux portes plus loin on pourra voir une grande porte en fer à double battant

C’est l’entrée du four du hammam

Si vous désirez y entrer, demandez la permission avant

C’est ici aussi que l’on cuit les Tanjias, nom du plat typique de Marrakech

Regardons sur le côté en contre bas, nous voyons des jarres, recouverte d’un morceau de papier aluminium ou de papier spécial que l’on trouve dans les petites échoppes

Les Tanjias cuisent dans la braise tranquillement pendant 6 heures. La viande ou le poisson à l’intérieur y est confite. On l’aura préparé à la maison avec des épices, du citron confit. On dit souvent que c’est le jour du repos de la femme à la maison car c’est une spécialité des hommes.

Si on ne vous a pas laissé entrer dans celui-ci il en existe un autre plus bas dans la rue juste un peu avant d’arriver à la place Jemma el Fnaa

Nous arrivons sur la place ou nous allons nous séparer

J’espère que la visite vous aura plu

Nous vous proposons d’autres circuits si vous le désirez

Celui de la place Jemma el Fnaa, celui de la médina nord et des souks et celui de la médina sud avec les palais et le quartier juif

Bonne fin de journée à vous


Visite de la médina nord, Medersa ben Youssef, musée de Marrakech et les tanneurs


Nous nous rencontrons aujourd’hui pour une journée de visite de la médina nord, avec une partie des souks, la médersa Ben Youssef, le musée de Marrakech, la Qobba Almoravide et les tanneurs

Le rendez vous de départ est sur la place Jemma el Fnaa face au café l’Argana

Nous prenons pour commencer notre visite à l’angle de gauche de ce café pour arriver sur une petite place que nous longeons sur la gauche

Nous pouvons voir une arche qui nous mène vers une rue couverte. Dirigeons nous vers celle-ci puis continuons en ligne droite jusqu’à arriver au café Les Bougainvilliers ou nous tournons à droite.

Nous arrivons sur une petite place et continuons tout droit pour arriver au souk Sebbaghine qui est le souk des teinturiers. Une fois passé l’arche nous tournons à l’angle et pouvons découvrir sur les hauteurs, les écheveaux de laines qui y sèchent. En face de nous dans le deuxième angle depuis que nous y sommes entrés, nous trouvons une teinturerie. Entrons et regardons les cuves.

Ici les écheveaux de laines arrivent bruts avant d’être teintées. Les laineurs sont communément appelé les labatas. De nombreuses femmes viennent ici se fournir et elles achètent la laine au poids après de nombreuses discutions afin de fixer le prix. Le marché national de la laine est tenu par 3 grossistes de Marrakech, lesquels utilisent chaque année 46 tonnes de poils de chameaux ou de chèvres.

La rue se coupe en y et nous prenons sur la droite. On arrive maintenant au souk des tailleurs de pierre. Nous le traversons, mais ce corps de métier n’existe plus dans le quartier.

Au bout de la rue, prenons à gauche et tout de suite sur la droite, nous trouvons le souk du cuivre dit souk Attarine.

Cette rue est magnifique avec toutes ces lampes ajourées en cuivre et en maichor. Nous le traversons et nous prenons à droite au bout de la rue. Continuons tout droit en traversant le souk du cuir, puis première à droite, nous traversons ici le souk des babouches que nous allons dépasser. Nous sommes maintenant au souk el Hana dit souk du henné. Nous continuons encore dans la même direction et arrivé à sa fin nous trouvons le souk Mejjarine.

Prenons sur notre droite et à cet endroit en regardant vers le haut à droite, nous allons trouver une enseigne : Kissaria Bennis. C’est un marché couvert et fermé à l’activité très spécialisé. Dans celle-ci ce sont des vêtements. De magnifiques portes de cèdre, ferment ces galeries marchandes et ont pour but de protéger les marchandises contre le vol, et elles sont le symbole des corporations qui s’y trouvent.

Dos à la porte de la Kissaria, nous prenons en face pour arriver sur la place des épices nommé aussi place Raba Kadima.

Cette place est très agréable et toujours animée. A son centre, beaucoup de petits marchands et autour de nombreux magasins d’épices, de potions en tout genre et de plantes séchées.

Ces potions sont utilisées pour guérir du mal dont vous souffrez, pour conjurer les mauvais esprits ou encore pour jeter un sort.

Ici les gens croient beaucoup à la magie noire et blanche. Elle fait partie de la culture du pays. N’oublions pas que nous sommes en Afrique.

Sur cette place sur la gauche, nous voyons aussi une grande enseigne noté souk principal de tapis. Facile à trouver avec tous ses tapis accrochés devant l’entrée. C’est ici qu’à lieu la traditionnelle vente aux enchères des tapis. Nous y entrons et observons d’un peu plus près ces tapis.

Nous avons deux types de tapis :

Les tapis urbains qui se reconnaissent par leur grand médaillon central et un grand nombre de bordures latérales.

Et les tapis ruraux berbères qui eux sont le reflet des traditions locales et familiales. Le milieu du tapis est multicolore et on peut retrouver au centre un médaillon. Les bordures sont moins nombreuses et de nombreux motifs géométriques ornent l’ensemble de la surface.

Nous traversons ce souk par la gauche pour arriver au fond à droite à quelques marches d’escaliers que nous descendons par la gauche. Un magasin de lampes traditionnelles s’y trouve. Nous prenons ensuite à droite pour ressortir de cette rue couverte puis à gauche en continuant dans la rue principale sur notre droite.

De nombreux petits vendeurs de rue de fruits et de légumes s’y trouvent. En continuant, on arrive aux marchands de poissons très frais comme nous pouvons le sentir. Puis sur une place de marché très animé avec de nombreuses carrioles de fruits, légumes et poteries

Nous traversons la place tout droit et tournons à gauche

Laissons la rue sur la droite et continuons

Nous pouvons voir un tailleur de stuc sur notre droite. Arrêtons-nous pour admirer son travail et avec quelle précision il dessine sur le plâtre.

Nous arrivons sur une nouvelle petite place et à sa sortie, nous voyons noté souk Chaaria sur la droite. Au fond de cette rue, nous pouvons voir des tuiles de zellige vert avec au dessus le drapeau marocain

On prendra sur notre gauche en arrivant devant ce bâtiment, pour découvrir tout de suite après sur notre gauche la Qobba Almoravides et sur notre droite le musée de Marrakech.

Entrons dans ce dernier en premier et achetons le ticket nous permettant l’accès à trois musées : le musée de Marrakech, la Qobba et la médersa Ben Youssef

Le musée de Marrakech occupe l’ancien palais Mnebhi, qui était une demeure de style citadin marocain construite à la fin du 19ème siècle par le ministre de la défense du sultan Moulay Abdelaziz

En 1956, il devint la propriété de l’état et abrita la première école de fille de Marrakech

En 1997 Mr Omar Benjelloum, grand industriel marocain dans le domaine de l’automobile se lança dans la restauration des trois monuments pour lesquels nous venons de prendre les billets

Ce musée abrite régulièrement des expositions et des manifestations culturelles.

Nous arrivons dans le patio et le regard sera attiré par le magnifique lustre

Nous entrons dans la première salle sur notre gauche qui représente la broderie marocaine, activité des femmes par excellence. Dès leur plus jeune âge, elles sont formées à l’apprentissage de cette technique. Les teintures utilisées étaient à la base végétale.

Rentrons maintenant dans la deuxième salle, celles des bijoux

Notons principalement la collection de mains de Fatma. Ces pendentifs principalement citadins sont ornementaux, mais aussi en protection contre le mauvais œil.

Les bijoux au Maroc sont des attributs ethniques et culturels

Ces accessoires sont indispensables dans les coutumes ainsi que dans l’histoire du pays

Ils trouvent leurs origines dans l’antiquité et sont en général en matériaux nobles

Une composition de parure traditionnelle est la même pour chaque femme

Un bijou frontal, des boucles d’oreilles, plusieurs colliers, des pendants pour les tresses, une paire de fibules, des bracelets, des anneaux de chevilles et des bagues

Au fond du patio central sur la gauche se trouve le hammam traditionnel. Le hammam est l’héritier des thermes antiques dont plusieurs vestiges ont été mis à jour dans les cités pré islamique du Maroc, notamment a Volubilis et Lixus

La racine arabe du mot hammam fait référence à la chaleur

Ici nous voyons qu’il a été transformé en salle d’exposition de peintures

Avec l’avènement de l’islam, le hammam connait un développement qu’encourage la nécessité de se purifier pour la prière

Quand nous entrons dans celui-ci, nous voyons une fontaine qui est utilisée pour se rafraichir. Nous nous trouvons ici dans la guelsa qui est la salle d’accueil, de déshabillage et de repos.

Dans la partie du fond, un plafond ajouré pour laisser passer la lumière et rafraichir l’endroit

Sur la gauche de l’entrée nous pouvons rentrer dans le bet el bared qui est la salle froide

Puis dans la salle beit el wastani qui est la salle tiède

Et enfin dans la salle beit el skhoum qui est la salle chaude on trouve des fontaines qui étaient remplies d’eau se chauffant par le four se trouvant derrière

Nous voyons d’ailleurs que la pièce a les murs complètement noirci

Nous sortons par l’autre côté du hammam pour entrer dans la prochaine salle qui est la salle des poteries en provenance de Fez

L’histoire de la poterie Marocaine fait écho aux évènements majeurs de l’histoire du pays. La dualité entre l’héritage berbère, d’une part, et l’influence hispano-mauresque, d’autre part, se trouve dans les techniques employées,

Il y a dans ces céramiques émaillées, deux variantes

La céramique monochrome avec son émail blanc éclatant du à la proportion d’étain dans la préparation de l’émail, et par son décor bleu alliant le floral et le géométrique ou uniquement sur le floral

Ou la céramique polychrome avec un registre de couleurs chatoyantes aux thèmes empruntés à la géométrie, à la flore, à l’architecture, à l’épigraphie et elle traduit diverses influences.

Dans le domaine de la poterie citadine, il semble que l’avènement de la céramique vernissé marocaine date de 814. A cette époque, Idriss 2, accueil à Fès dans sa toute nouvelle capitale, des milliers d’immigrés venus de Cordoue parmi lesquels se trouvent des artisans expérimentés spécialistes de la céramique vernissée

Puis nous avons des échantillons d’ancienne théière marocaine, autres traditions de ce pays

Nous finissons la visite par la dernière salle qui est la salle d’armes avec des poignards et épées sculptées certains ornementés de motifs en ivoire

Une fois sorti du musée, traversons la place et sur la gauche nous trouvons la Koubba Almoravides


La Koubba Almoravide date du 11ème siècle et est le seul témoignage de l’architecture religieuse des almoravides dans la ville rouge.

Elle a été redécouverte en 1948 et fouillé en 1952, après avoir été enseveli sous une des dépendances de la mosquée Ben Youssef.

Les almohades, en signe de purification de la ville, ont procédé dès sa conquête à la démolition de toutes les œuvres architecturales de leurs prédécesseurs.

Cet édifice faisait partie d’un ensemble architectural dépendant de la mosquée de l’émir Ali ibn Jusuf, qui fut détruite à la suite de l ‘occupation de la ville par les Almohades en 1130.

L’inscription kufique qui orne la base de la coupole fut martelée et les quelques mots que l’on a pu déchiffrer font mention du nom du sultan fondateur Ali Ibn Jusuf, ce qui confirme une datation du monument sous les règne des almohades

Cette koubba du nom de cube en arabe est un espace recouvert d’une coupole.

On notera que la construction se situe quelques mètres sous le niveau actuel de la ville

Elle a été construite pour servir aux ablutions d’une très ancienne mosquée qui se trouvait juste à côté

Nous nous rendons au niveau de la coupole

Ici les architectes se sont servi de la brique en sailli comme support de la coupole

Le décor intérieur dégage une grande impression de légèreté dû au mélange de différentes décorations.

L'intérieur est richement décoré de motifs floraux (pommes de pin, de palmiers et de feuilles d'acanthe) et la calligraphie. Le décor épigraphique, qui couvre les cadres et bordures, est remarquable par le fait que l'inscription de fondation est la plus ancienne inscription en cursive maghrébine de script en Afrique du Nord.

En sortant, retournons devant le musée de Marrakech et prenons à gauche face à celui-ci

Quelques mètres plus bas sous un porche, nous trouvons l’entrée de la Médersa Ben Youssef, connu sous le nom d’école coranique

L’entrée est surmontée d’une coupole couvrant la rue. Elle est ornée de stalactites sculptées dans le plâtre et de très belles factures

La porte d’entrée en bois de cèdre est recouverte de plaques de cuivre doré portant un décor ciselé

Elle est ouverte tous les jours de 9 heures à 16h30

Ce joyau de l’architecture arabo andalouse date de 1570 et a été édifié par les Saadiens, plus particulièrement par le sultan Abdellah Al Ghalib et restauré en 1950.

Le nom Ben Youssef vient du sultan almoravide Ali Ben Youssef

La médersa fut durant plus de quatre siècles un foyer d’accueil pour les étudiants désirant apprendre les diverses sciences, notamment la théologie.

Elle est construite sur un plan quadrilatère d’une superficie de 1680 m2 et en son centre se trouve un bassin de marbre blanc de Carrare en Italie.

La porte d’entrée est recouverte de bronze doré et s’ouvre sur un couloir rehaussé de zellige, de stuc et de bois de cèdre sculpté

En arrivant dans le vestibule, on remarque au plafond en cèdre et peint une série de carré dans lesquels s’inscrivent des fleurs aux cœurs en forme d’étoiles. Comme dans beaucoup d’autres monuments sur Marrakech, l’étoile est présente dans la décoration fondée sur le polygone.

Nous entrons maintenant dans une majestueuse cour de forme rectangulaire avec le bassin central en marbre dont nous avons parlé tout à l’heure. Son rôle était important car il servait dans la journée pour les ablutions et la nuit comme miroir astronomique pour observer le mouvement des étoiles

Face à nous un grand porche nous donne accès à la salle de prière et sur ses deux côtés, nous avons deux galeries à pilier

Regardons maintenant de bas en haut et voyons que le regard est rythmé par le choix des matières

Le sol est en marbre blanc avec la fontaine en zellige vert bleu qui attire le regard

Le zellige au bas des piliers est ici à dominante vert bleu

Puis nous avons le plâtre lisse des piliers qui attire le regard vers le haut et qui est coupé par le stuc qui est ce plâtre travaillé pour finir avec le bois de cèdre

Revenons dans le hall et rendons nous à l’étage pour voir les chambres des étudiants

Ce sont des cellules de tailles différentes qui leurs étaient atribuées en fonction de leurs niveaux d’étude ou de leurs capacité

Nous trouvons ici 132 cellules destinées aux étudiants non originaires de Marrakech et qui pouvaient accueillir 900 élèves

Imaginez la promiscuité des lieux

Finissons la visite et retrouvons nous au dehors

Prenons à droite en sortant et ensuite première à gauche, nous voyons noté la direction du musée de l’art de vivre dans lequel nous nous rendons, puis première à droite et au fond de la rue à droite. Sur la gauche nous pouvons voir un magnifique travail du cèdre et au dessous la célèbre fontaine Chrob ou Chouf. Il s’agit de la première fontaine construite au Maroc

Après celle-ci première à gauche

Nous voyons sur la gauche plus loin en hauteur l’enseigne du musée de l’art de vivre

Entrons pour en faire la visite.

La première pièce sur la gauche est réservée au parfum et aux diverses essences : l’argan, l’eau de rose, l’encens, le safran

Un joli atelier de parfumeur au fond

La deuxième pièce nous montre les babouches brodée, les ceintures de soie dit Hzam porté lors des grandes occasions par les femmes juives, les Fakrounes c'est-à-dire les boucles de ceintures et enfin des Mdama autres ceintures portées par les femmes marocaines

Au premier étage nous trouvons sur notre droite les Kassoua Lakbira qui sont des robes de soies brodées et les kaftans

Dans la deuxième salle une surprise vous attend

Cette salle est réservée à la Dakka qui est l’expression musicale de l’Acchoura, sorte de fêtes de la musique chez nous

Nous trouvons ici des instruments de musiques

Tel que les Krakech qui sont ces castagnettes utilisées par le deuxième personnage important de la troupe musicale

Les Taarijat qui sont ces tamtams en terre cuite recouverte de peaux de chèvres

Et enfin la surprise, le Harma qui est ce monstre au fond de la salle

C’est un personnage de théâtre qui joue dans les rues au moment de l’Acchoura.

Il fait rire les enfants et racontent des histoires tournant en dérision les dirigeants ou les faits de société.

Il est habillé d’une peau animale avec un masque en carton, un collier d’escargots, des cornes sur la tête et une barbe en peau de mouton

Dans la troisième salle nous trouvons un atelier de broderie et dans la quatrième un exemple de salon marocain avec un hammam traditionnel

Nous passons maintenant à la terrasse ou on vous offrira un thé à la menthe avec une vue magnifique sur la mosquée Ben Youssef. Profitez de ce moment et retrouvons nous à la sortie

Revenons sur nos pas vers la fontaine Chrob ou Chouf, puis gauche en continuant et gauche quand nous voyons noté en hauteur la direction de la maison de la photographie


Nous sommes trouvons ici dans une rue ou l’on peut découvrir de nombreux foundouk

Comme le foundouk Ziyat, le foundouk Selhamou le foundouk Ouarzazi

Rentrons en visiter un ?

Nous découvrons ici un ancien caravansérail ou communément Foundouk au Maroc

Le foundouk était un lieu d’échanges .Les voyageurs pouvaient y passer la nuit et entreposer leurs marchandises et éventuellement vendre leurs productions. Les animaux étaient parqués en bas et les pièces autour étaient réservées à la vente

Les chambres se trouvaient à l’étage

Le soir la grande porte empêchait les voleurs de pénétrer à l’intérieur

Aujourd’hui ces foundouks n’ont plus de raisons d’être et celui-ci a été transformé en divers ateliers d’artisans

Nous continuons ensuite la rue en ligne droite et prenons à l’intersection sur notre gauche, jusqu’à arriver avant une petite place à la maison de la photographie qui se trouve sur notre gauche

Horaire d’ouverture : 7/7 jour : 9h30 –19h00.

Tarif d’entrée: 40 Dhs / gratuit pour les moins de 16 ans

La maison de la photographie est une collection privée et a ouvert ses portes depuis 2009. Cette collection rassemblée par un breton, Patrick Mainach et un marocain Hannel Meyani, souhaite être une passerelle entre les deux rives de la méditerranée

La collection comprend plus de 5000 photographies originales

Dès que nous entrons dans le patio, on est impressionné par le portrait d’un jeune esclave de 1870

Tout au long de la visite, on sera sous le charme de ces magnifiques portraits originaux, dont ceux de Nicolas Muller qui date des années 1940, ainsi que par le film documentaire sur les berbères du Haut Atlas de 1957 réalisé par Daniel Chicault

Pour finir la visite rendons nous à la terrasse panoramique qui nous offre une vue exceptionnelle tant sur Marrakech que sur les sommets enneigés de l’atlas

Nous avançons ensuite sur la place que nous traversons

Au fond nous prenons à droite et tout de suite sur notre gauche pour entrer dans la rue et nous diriger vers le quartier des tanneurs

Avançons et rien qu’à l’odeur, nous savons que nous sommes arrivés

Beaucoup d’ateliers se trouvent ici

Entrons dans un et commençons notre visite

Marrakech est un des plus grand marché nationaux de peaux et de produits pour le tannage traditionnel

Plus d’un million de peaux transitent ici chaque année

On trouvera sur place tout ce qui est nécessaire au tannage

Une fois par semaine près de la porte du marché à lieu la traditionnelle vente de fientes de pigeons, mais aussi d’écorce moulue

Au niveau de la porte nous trouvons généralement les peaux brutes.

Le travail ici se fait en six étapes.

On trempe dans un premier temps les peaux dans l’eau de la rivière pour les ramollir afin de leur donner la souplesse nécessaire pour les travailler

On enlève ensuite les poils en trempant les peaux dans des bains de chaux pendant une vingtaine de jours, puis dans une solution de tannage souvent obtenu à partir du mimosa

On les huiles enfin et on les teints

Je pense que nous sommes pressées de ressortir.

Nous finissons maintenant notre visite

Je vais vous guider jusqu’à la place Jemma el Fnaa ou l’on se quittera

Nous allons revenir sur nos pas

Retraverser la place, passer devant la maison de la photographie

Un peu plus loin nous voyons le restaurant le Foundouk et nous prenons la première rue sur notre gauche

Nous continuons quelques mètres et nous trouvons un carrefour

Prenons à droite et continuons dans la rue principale

En fin de rue, nous prenons à gauche pour arriver de nouveau sur la petite place du marché que nous avons prise plus tôt

On reprend au niveau des poissonneries pour arriver sur la place des épices

Sur celle-ci nous prenons à gauche en laissant la place des épices sur notre droite et avançons jusqu’à arriver à un carrefour ou nous prenons à droite

Nous voila de retour sur la fameuse grande place

Nous nous quittons donc après cette magnifique promenade dans la médina nord

On espère que la journée vous a plu

Nous proposons d’autres itinéraires les alentours de la place Jemma El Fnaa

La médina sud avec le mellah, les artisans et le palais Bahia

La médina sud avec kasbah, le palais Badi et les tombeaux Saadiens

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